Archea

Politique de confidentialité

En vigueur au 20 septembre 2026.

Archea est un journal intime. Ce document dit exactement ce que nous conservons, à qui nous le confions, et ce que nous pouvons en lire — c'est-à-dire rien.

En une phrase

Vos pages sont chiffrées sur votre téléphone avant d'en partir, avec une clé qui ne quitte jamais vos appareils. Nous hébergeons des données que nous sommes techniquement incapables de lire.

Ce n'est pas un engagement de notre part à ne pas regarder. C'est une propriété de la façon dont l'application est construite : nous ne détenons rien qui permette de déchiffrer quoi que ce soit.

Qui est responsable

Sam Henrotay, développeur indépendant, éditeur d'Archea. Contact : info@archea.page.

Sur votre téléphone

Vos pages, vos échéances, vos carnets et vos réglages sont d'abord enregistrés dans la mémoire privée de l'application, en clair, sur votre appareil. C'est là que vous les lisez, et c'est ce qui permet d'écrire sans réseau.

Ils en partent chiffrés vers votre compte, pour que vous les retrouviez ailleurs. Désinstaller l'application efface la copie locale ; celle du serveur reste, et vous la retrouvez en vous reconnectant.

Sur nos serveurs

Ce que nous conservons

DonnéePourquoiLisible par nous
Votre adresse e-mail Identifier le compte, confirmer l'adresse, vous écrire si nécessaire Oui — et si vous entrez par Apple en choisissant de la masquer, c'est l'adresse relais d'Apple que nous voyons, jamais la vôtre
Une empreinte de votre phrase secrète Vérifier que c'est bien vous, sans conserver la phrase Non — c'est une empreinte à sens unique
Vos pages, chiffrées Vous les rendre sur vos autres appareils Non
Un identifiant, un type, des dates, une taille Savoir quoi transmettre, et dans quel ordre Oui
Votre clé de chiffrement, elle-même scellée Vous permettre de rouvrir vos pages sur un autre appareil Non — nous n'avons pas de quoi la desceller

Entrer par Apple ou par Google

Vous pouvez ouvrir votre compte, ou y entrer, avec Apple ou avec Google plutôt qu'avec une adresse et un mot de passe. Alors Apple ou Google apprend que vous utilisez Archea, et nous transmet un jeton d'identité — une preuve signée que ce compte est bien le vôtre. Nous n'y voyons que ce que vous avez accepté de nous laisser voir : une adresse, et un nom si vous l'avez donné.

Apple permet de masquer votre adresse : nous recevons alors une adresse relais en @privaterelay.appleid.com, et le courrier que nous y envoyons vous parvient sans que nous sachions où.

Ce chemin ne concerne que l'entrée. Ni Apple ni Google ne reçoit quoi que ce soit de vos pages, et ni l'un ni l'autre ne détient votre phrase secrète : elle ne quitte pas votre téléphone, et c'est elle seule qui ouvre le coffre. Entrer par un tiers ne remplace donc jamais la phrase.

Parler aux voix

Vous pouvez écrire à l'une des quatre voix d'Archea et recevoir une réponse. C'est l'une des trois choses de cette application qui quittent votre téléphone en clair — les deux autres sont la lecture d'un rêve et le Miroir de la semaine, ci-dessous. Elle ne part que si vous l'avez accepté : un écran le demande avant le premier envoi, et vous pouvez revenir sur cet accord à tout moment dans les réglages.

Ce qui part :

Rien d'autre : ni vos pages, ni vos autres carnets, ni vos échéances, ni votre prénom. Une voix ne lit pas votre journal.

Le carnet d'une voix est écrit par le modèle à partir de ce que vous lui avez confié, puis chiffré sur votre téléphone comme le reste. Vous pouvez le lire et en effacer chaque élément, voix par voix, dans l'application.

Tout ce qui part traverse nos serveurs, puis ceux d'Anthropic, une société américaine dont nous employons le modèle. Il n'y est conservé nulle part, et il ne sert pas à entraîner de modèle : ce sont les engagements publiés d'Anthropic pour le service que nous utilisons. Vos conversations, elles, restent chiffrées sur votre téléphone comme le reste de vos pages.

Nous ne les lisons pas non plus. Notre serveur transmet et ne garde rien — pas même une trace de ce qui a été dit. Il compte seulement combien de fois vous avez parlé, ou fait lire un rêve, dans le mois, pour tenir la réserve incluse dans l'abonnement.

Faire lire un rêve

Vous pouvez demander une lecture d'un rêve de votre carnet, à la manière de Jung. C'est la deuxième chose qui quitte votre téléphone en clair, et elle demande son propre accord : avoir accepté de parler aux voix n'accepte pas qu'on lise vos rêves. Un écran le demande avant la première lecture, et vous pouvez revenir sur cet accord à tout moment dans les réglages. Rien n'est lu sans que vous le demandiez, rêve par rêve.

Ce qui part, à chaque lecture :

Ce qui ne part pas : vos pages, vos autres carnets, vos échéances, vos conversations avec les voix, et les rêves de plus d'un mois, sauf ce que le fil en a retenu. Les lectures elles-mêmes ne repartent jamais : elles reviennent sur votre téléphone, et chaque nouvelle lecture repart des images, jamais de ce qui a été conclu avant.

Le texte suit le même chemin que pour les voix — nos serveurs, puis ceux d'Anthropic — et n'y est conservé nulle part. La lecture revient et se range chiffrée dans votre carnet, avec le rêve. Le fil des images reste sur votre téléphone : il ne rejoint pas votre compte, et vous pouvez le lire et l'effacer, image par image ou en entier.

Le Miroir de la semaine

Chaque semaine, quand elle se termine, le Miroir fait lire vos pages, sans que vous ayez rien à demander. C'est la seule chose d'Archea qui part ainsi, sans un geste de votre part.

C'est précisément ce que l'accord du Miroir demande, et il est distinct des deux autres : avoir accepté de parler aux voix, ou qu'on lise vos rêves, n'accepte pas que vos pages partent chaque semaine. La question est posée à la première ouverture du Miroir, et vous pouvez revenir sur ce choix à tout moment dans les réglages.

Ce qui part, chaque semaine :

Ce qui ne part pas :

Ces pages suivent le même chemin que pour les voix — nos serveurs, puis ceux d'Anthropic, aux États-Unis — et n'y sont conservées nulle part. La lecture revient chiffrée, et vous suit d'un appareil à l'autre comme vos pages.

Pour qu'une semaine ne soit pas lue deux fois, notre serveur retient quelle semaine a déjà été lue pour votre compte — une année et un numéro de semaine, rien d'autre. Sans cet accord, le Miroir existe quand même : il montre ce que le téléphone compte seul, et rien ne part.

Comment nous nous rendons incapables de lire

Votre phrase secrète ne nous parvient jamais. Elle sert, sur votre téléphone, à calculer deux choses distinctes : un secret d'authentification, que le serveur reçoit, et une clé de chiffrement, qui reste chez vous. L'une ne permet pas de retrouver l'autre.

Vos pages sont chiffrées avec cette clé avant d'être envoyées. Ce que le serveur stocke est une suite d'octets sans signification pour quiconque ne détient pas votre phrase.

La contrepartie est réelle, et nous préférons l'écrire ici : si vous oubliez votre phrase secrète, vos pages sont définitivement illisibles. Nous ne pouvons pas les récupérer. Il n'existe aucune procédure de secours, et il ne peut pas en exister : une porte pour nous en serait une pour n'importe qui.

Ce que les métadonnées disent quand même

Nous ne lisons pas vos pages, mais le serveur sait qu'un compte existe à votre adresse, combien d'éléments il contient, de quel type — page de journal, carnet, ou échéance — et à quelles dates ils ont été écrits ou modifiés. Les conversations avec les voix, leurs carnets et les semaines du Miroir en font partie : le serveur sait qu'ils existent et quand ils changent, jamais ce qu'ils disent. Nous n'exploitons pas ces informations, mais nous les détenons, et prétendre le contraire serait faux.

À qui nous confions ces données

PrestataireRôleOù
Supabase Hébergement de la base et de l'authentification Irlande
Resend, et Amazon SES Envoi du message de confirmation d'adresse Irlande
Expo Mises à jour de l'application ; voit l'adresse IP lors d'une vérification États-Unis
Apple Distribution de l'application, rapports d'incident si vous les avez autorisés, et « Continuer avec Apple » si vous entrez par ce chemin Selon Apple
Google « Continuer avec Google », si vous entrez par ce chemin — et seulement alors Selon Google
Anthropic Le modèle qui fait parler les voix et qui lit les rêves, si vous entrez dans une conversation ou demandez une lecture — et seulement alors États-Unis
Cloudflare Acheminement réseau ; voit le trafic chiffré passer, jamais son contenu Réseau mondial

Vos pages ne quittent pas l'Union européenne. Elles sont hébergées en Irlande, et elles y sont chiffrées. Ce que vous dites à une voix, et les rêves que vous faites lire, partent en revanche aux États-Unis le temps d'une réponse — ce sont les deux seules exceptions, chacune vous est demandée pour elle-même avant le premier envoi, et rien n'y est conservé.

Deux de ces prestataires sont des sociétés établies aux États-Unis, même lorsque l'hébergement est européen ; et les mises à jour de l'application transitent bien par les serveurs d'Expo. Ces transferts reposent sur les clauses contractuelles types de la Commission européenne, et ne portent jamais sur le contenu de vos pages — qui reste illisible partout où il passe.

Ce que nous ne faisons pas

Ce n'est pas une promesse de bonne conduite : l'application n'embarque aucune bibliothèque de suivi, et ne contacte aucun serveur en dehors du nôtre — sauf celui d'Apple ou de Google à l'instant précis où vous choisissez d'entrer par eux. Ce que vous dites à une voix, comme un rêve que vous faites lire, passe par notre serveur avant d'atteindre Anthropic : l'application ne parle jamais directement à un fournisseur de modèle.

Combien de temps

Vos droits

Vous disposez d'un droit d'accès, de rectification, d'effacement, de limitation, d'opposition et de portabilité. Écrivez à info@archea.page ; nous répondons sous un mois.

Deux précisions honnêtes

Nous ne pouvons pas vous fournir une copie lisible de vos pages, puisque nous ne pouvons pas les lire. Ce droit s'exerce depuis l'application elle-même : Réglages → Emporter mes pages produit un document lisible partout, à partir de votre appareil, où la clé se trouve. C'est plus complet que ce que nous pourrions vous envoyer.

Supprimer votre compte efface définitivement ce que le serveur en détient — vos pages chiffrées et votre clé scellée — sans possibilité de restauration. Les pages qui sont sur vos appareils y restent.

Vous pouvez enfin introduire une réclamation auprès de la CNIL.

Mineurs

Archea n'est pas destinée aux personnes de moins de quinze ans et nous ne collectons pas sciemment leurs données.

Modifications

Toute modification de ce document sera datée en tête de page. Un changement qui toucherait à ce que nous conservons ou à qui nous le confions vous sera signalé dans l'application.